De la messe à la promesse

Les voies de Réalisation sont une comm’union, un établissement en notre dimension universelle. Les différentes pratiques sont différents chemins, des contextes inventés pour nous mener à cette sensibilité, rien d’autre. Pourtant dans la plupart des enseignements, la voie elle-même, sa formulation, religieuse, philosophique, artistique, devient la finalité. On s’attache alors au véhicule plutôt qu’à la destination. Pour maintenir ce type de confusion, les prédicateurs et professeurs de ce mode d’enfermement doivent faire miroiter un idéal, inaccessible.

Aucun texte ancien ne dit que le Yoga est capable de nous transformer au niveau social, mondain, émotionnel, ou dans notre manière de vivre au quotidien. Il y a un grand décalage entre la formulation moderne du Yoga, et son réel potentiel.

Bien être, unité du corps et de l’esprit, maîtrise de soi… Ce n’est pas de cela qu’il s’agit. Évoluant dans le “milieu spirituel” depuis une vingtaine d’années, je n’ai jamais rencontré personne qui symbolise cette forme de réalisation. Il n’y a pas d’archétype de conduite juste dans le monde, cela dépend toujours d’un point de vue, d’un référent. Le Yoga agit sur un autre plan, intérieur uniquement, et dont la vision depuis l’extérieur dépend de la sensibilité de l’observateur.

L’étude philosophique est une dimension de la pratique qui apporte du discernement et de l’autonomie. Ce sont des connaissances chimiques, cellulaires, que nous sentons vibrer en nous. Nous n’avons alors plus besoin de chercher chez l’enseignant un guide ou un substitut, nous nous retrouvons seuls avec nous-mêmes, dans notre solitude originelle.

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