De Shiva à Voldemort

Toute la littérature du Yoga parle de Dieu. Cette part de l’enseignement est presque totalement occultée, professeurs et élèves n’osant aborder le sujet, comme s’il s’agissait de « Celui dont on ne doit pas prononcer le nom ».

Le « Dieu du Yoga » est symbolique. Il représente conscience et énergie. On qualifie cette conception d’animisme, signifiant que l’âme est présente dans toute la multiplicité de l’univers. C’est un mode d’expression, et non une invitation à la croyance.

Généralement, on considère le polythéisme comme archaïque, et le monothéisme comme un progrès. Pourtant le polythéisme n’est qu’une manière de nommer les différentes apparences du monde, quand le monothéisme, sous son angle dogmatique, voudrait nous faire croire à une fable. Il ne s’agit pas d’opposer ces approches, qui peuvent avoir toutes deux un aspect libre ou un aspect doctrinal, mais de se référer à la vision populaire qui a cours.

Principale source de division de la population humaine, la notion de Dieu est trop souvent utilisée à des fins pernicieuses. Seule la réflexion et l’étude permettent de comprendre ce dont il est question. Rejet systématique comme adhésion aveugle créent de la séparation.

2 réflexions au sujet de « De Shiva à Voldemort »

  1. sarah

    Cher arnaud
    Je suis d origine juive mais je suis agnostique pour moi les forces de l esprit priment sur l adoration d idoles mais j ai trouvé une aide précieuse dans le yoga et cela afin d appréhender la mort
    Est ce cohérent ?
    Doit on forcément être dans la spiritualité pour être sûr la voie du yoga

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  2. Arnaud Kancel

    Bonjour Sarah,
    Merci pour votre message.
    Bien entendu, on peut s’estimer libre de penser ce qu’on veut, mais parfois une recherche de sens, de sincérité vis à vis de soi, est préférable. Le yoga n’a rien à voir avec la mort. Adressez à la mort celui qui vous en parle. Qu’y a t il à dire de la mort ? « Faire avec » la mort, oui, mais le yoga n’est pas supposé aider à quoi que ce soit sinon à voir la réalité. La vision de la mort doit donc rester réaliste, sans quoi il s’agirait d’un transfert.
    On ne doit pas « être dans la spiritualité » pour suivre la voie du yoga. Les gens qui sont « dans la spiritualité » en font un monde à part, et vivent en fait dans l’imagination. La spiritualité est une dimension de l’existant. Nous n’avons pas davantage le choix de la spiritualité que de l’écologie, ou de la politique. Si nous ne sommes pas à la source de notre spiritualité, nous sommes sous emprise. Donc, il est plutôt positif de ne pas se sentir « dans la spiritualité ». En revanche, aborder la spiritualité comme une science de l’esprit, et de notre propre esprit, est essentiel.

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