Du sanskrit au sens critique

Les textes anciens du Yoga sont en général traduits du sanskrit, et commentés par le traducteur. En comparant plusieurs versions, les traductions se révèlent parfois différentes, et les commentaires le sont presque systématiquement.

Ces traductions et commentaires ne sont là que pour alimenter notre propre réflexion, nous questionnant autant que nous instruisant. L’enseignant ne doit pas répéter ce qu’il a lu dans des ouvrages, mais au minimum le reformuler, idéalement le découvrir, d’une nouvelle manière. C’est pour cela qu’il existe autant de traditions, et autant de textes, qui par différentes approches, disent à peu près la même chose.

Actuellement la mode sociale est de tout accepter, sous prétexte d’entente et de positivisme. C’est une stagnation. C’est oublier une dimension essentielle de l’enseignement, qui consiste à (r)éveiller les consciences. Cela ne passe pas par l’approbation systématique. Il ne s’agit pas non plus de s’écharper entre coreligionnaires, mais de tenter d’involuer, personnellement et collectivement.

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