Sur l’origine de Dieu

Le Yoga, comme les religions, utilise la représentation de figures divines, celles du panthéon hindou.

Théisme, dans sa définition courante, désigne un système de croyance en un ou plusieurs dieux. Le sens de l’athéisme est de ne pas croire.

Les philosophies indiennes, yoga, samkhya, vedanta, nyaya, mimamsa, vaisheshika, sont théistes ou non, sans pour autant s’opposer ni se contredire. Dieu étant dans ces voies une représentation et non un être supérieur, il s’agit bien d’une recherche métaphysique plutôt que d’une invitation à croire. On nomme les philosophies indiennes des darshana(s). La racine sanskrite « drsh » qu’on retrouve dans de nombreux termes relatifs à ces philosophies, évoque la vision. Si les darshana(s) ne s’opposent en aucune manière, c’est que ces voies de recherche de la vérité affirment être des tentatives de voir le monde tel qu’il est, et non des systèmes de croyance qui n’entraineraient que limitation de l’esprit et opposition entre croyants.

L’un des sens de la racine grecque « theos », qui donna « théisme », est la vision. L’athée n’est donc pas celui qui ne veut pas croire, mais celui qui ne veut pas voir. La croyance a été imposée par le dogme, c’est une affaire de pouvoir humain, cela n’a rien à voir avec la foi véritable qui a pour origine latine « fides », signifiant « confiance ».

Le latin « deus », origine étymologique de « dieu », vient de Zeus, divinité grecque qui, envoyant ses éclairs, apporte à l’homme la lumière. La métaphore de la lumière divine est celle d’un éclairage intérieur. Nous rencontrons Dieu lorsque nous voyons la réalité pure. Dieu n’est autre que l’être humain « réalisé ».

6 réflexions au sujet de « Sur l’origine de Dieu »

  1. Coralie

    Petit partage kaïros – lecture d’été : « Les sept plumes de l’Aigle » d’Henri Gougaud

    « Entrer dans l’âge adulte est difficile. Beaucoup le refusent parce qu’ils ne veulent affronter ni la souffrance d’être seuls, ni la liberté d’inventer leur propre vie. Jusqu’à ta mort et même au-delà tu devras grandir, grandir encore, devenir toujours plus adulte. Ne jamais prendre racine dans une communauté, dans une foi collective, dans un quelconque confort, voilà la loi du sorcier. Si un jour tu te sens protégé, méfie-toi, le risque sera grand que tu retombes en enfance. Regarde l’aigle, et apprends sa liberté. »
    🙂

    Répondre
  2. Julen

    Qu’est ce que t’en dis si je te dis que athée c’est celui qui n’est pas conditioné pour ce qui est observé.

    Ce dernier temps je me suis beaucoup possé la question de que le vrai athéisme pourrait être le mode de vie dont lequel l’état du yoga aurais vraiment sa place. Au début je disais qu’être athée s’était un suicide car la manque de foi ou de capacité de voir/observer empêcheraient le feveur (la flame) qui est en nous et qui nous pousse à chercher la vérité et à la révéler à l’intérieur de nous pour être un revolutionaire de paix et d’amour et nous relier à cet état universel unifié. Empêcher ça nous ferais toujours vivre dans une illusion car le pproblème de dogmatiser l’athéisme ça complique la vérification de sa pure essence: je ne vois rien, c’est l’observation qui se voit elle même.

    Je commence vraiment à me dire que le yoga est vraiment athéiste et que nous nous compliquons énormément la tâche car nous ne nous arrêtons pas de ramener des références à ce concept (le Yoga, la non identification avec ce que l’on voit). Pourrons nous ou aurait-il une logique et une réalité qui unifie dans l’athéisme?

    (Excusez moi pour les fautes d’orthographe)

    Répondre
    1. Arnaud Kancel

      Si athée est employé dans son sens courant, effectivement ce peut être une manière de ne pas croire l’illusion sociale qu’on nous sert. Le sens que je propose dit au contraire qu’un athéisme pur est un manque, voire un refus, de sensibilité.
      Pour la suite, oui, le refus de croire, si on donne ce sens à athée, est un positionnement yogique. Le savoir inculqué laisse place à la lucidité. En revanche les concepts, ce sont ces histoires d’état universel unifié, de paix, d’amour, etc… Aucune logique ne peut unifier ; la logique est une formulation. Ne pas confondre unité et uniformité. La réalité n’est pas non plus dans l’athéisme, elle n’est nulle part. Les voies spirituelles sont des méthodes pédagogiques qui tentent de mener à la vision du réel. Il n’est pas toujours aisé de voir en soi qu’elles ont peut être créé de nouvelles croyances.

      Répondre
  3. Barrenengoa

    Je suis d’accord que la réalité elle est nulle part. Mais, est ce qu’il y a des positionements pour vivre, observer et sentir cette réalité sans la faire partie d’un space/forme ou temps? Pour ce que j’ai pu étudier avec toi, André, des autres enseignants et de mon coté, cette réalité elle ne pourrai se manifester que dans un état dans lequelle il n’a pas de mémoire; cet état que dans le Nidrâ Yoga est appelé Turiya.

    Répondre
  4. Arnaud Kancel

    La réalité n’est pas nulle part, mais il faut comprendre que la pratique permet de s’étudier. La pensée ne trouvera rien, c’est l’évolution de l’être par le questionnement qui débouchera sur une nouvelle vision, celle de tous les possibles. Il n’y aura aucune nouvelle croyance, peu d’attachement aux conceptions. Il n’y a pas d’état de Turya. Il n’y a que l’être qui vit, dans tout son conscient. Quelle que soit l’expérience, c’est moi qui la vit. D’où l’invitation permanente à se chérir, à s’aimer.
    Pour la méthode, je dirais pratique, patience et enthousiasme. C’est cela la pratique, c’est l’ensemble de la démarche, et pour rejoindre l’adage de Pattabhi, dans ces conditions, tout viendra.

    Répondre
  5. Gautier Jean-Luc

    En sumérien, langue mère de toutes les autres y compris le sanscrit, ADAM veut dire domestique esclave. L’humanité terrestre aurait été muté en troupeau docile par des faux-dieux (mais pourtant considérés comme tels dans toutes les mythologies de la Terre) pour cultiver l’EDEN , région située en IRAK pour laquelle les enjeux politiques récents ne concernent pas uniquement le pétrole. Quel rapport avec la question sur l’origine de Dieu me direz-vous ? Tout simplement que les tablettes sumériennes racontent l’histoire depuis le Big Bang à l’époque où la conscience s’est matérialisée en… une caste de déesses possédant les attributs dits divins, à savoir vie éternelle sauf accident, et possibilité de se clôner pour faire simple. Les faux-dieux seraient leurs serviteurs rebelles qui seraient entrés en conflit avec les serviteurs restés fidèles, voir les récits de combats aériens de la Bagavad Gita notamment et l’ami Arjuna appelé plus tard Osiris compte tenu d’une longévité hors du commun…
    Nous sommes donc dans cet espace temps ou repli quantique d’après la récente théorie des cordes, avec le vague souvenir inconscient des premières années lumières heureuse de notre système solaire avant le déploiement du bras galactique d’Orion sur lequel nous voguons allègrement depuis en quête de sens à nos existences. Mais il y en a sûrement un qui se dessine entre tous : la pratique du yoga sans croyance limitative…

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *